“Partout où l’arbre a disparu, l’homme a été puni de son imprévoyance.” Châteaubriand

On parle beaucoup des arbres aujourd’hui car, par la photosynthèse, ils utilisent l’énergie lumineuse pour convertir l’eau et le gaz carbonique en nourriture de base pour l’arbre (sucres) et en oxygène qui purifie l’air. Le dernier rapport du GIEC préconise de planter un milliard d’hectares de forêt afin de limiter le réchauffement à 1,5 °C d’ici 2050. Les arbres influent sur la qualité de l’air que nous respirons, en agissant comme de véritables filtres à air (absorption des poussières). Ils garantissent la diversité biologique car l’énergie produite et emmagasinée par les plantes est source de nourriture pour les animaux. Ils participent à la lutte contre l’érosion du sol, à la qualité de l’eau et protègent contre la chaleur. Dans notre région, ce sont également des brise-vents efficaces. Les arbres servent à diminuer le bruit ambiant. Des écrans sonores sont utiles le long des routes ou la circulation est particulièrement dense et bruyante. Une ceinture d’arbres de 30 mètres d’épaisseur réduit le bruit de 6 à 8 décibels. Ils animent les paysages ou peuvent servir d’écran.

Les arbres de nos villes sont beaucoup plus qu’une décoration dans notre environnement urbain. Ils viennent rappeler aux citadins l’existence d’un monde extérieur ponctué par le rythme immuable des saisons, les couleurs de l’automne des feuilles, les branches nues de l’hiver, le réveil printanier quand éclosent les bourgeons et les fleurs, le parfum de la floraison (lilas, cerisiers, pommiers, tilleuls) sont autant de manifestations qui agissent sur notre bien-être physique et notre santé mentale de citadins. Plusieurs de nos aliments et produits pharmaceutiques viennent d’extraits ou de transformations de substances végétales. 

Les forêts couvrent environ 31% de la surface de la Terre, soit près de 4 milliards d’hectares, et contiennent plus des deux tiers des espèces vivantes terrestres. La biodiversité forestière est la base de plus de 5 000 produits commerciaux, de l’huile aromatique distillée à partir de feuilles, aux remèdes à base d’herbe, en passant par les aliments et les vêtements. Les forêts regorgent de produits comestibles comme : le gibier, les champignons, les plantes, les fruits et les graines. Sans la diversité biologique des forêts et sans les espèces pollinisatrices qu’elles hébergent, la productivité agricole serait moins stimulée, les cultures et notre alimentation mises en danger. La biodiversité forestière (carabes, coccinelles, syrphes, insectes carnassiers) garantit aux cultures une protection contre les ravageurs qui détruisent 30% des récoltes. La forêt n’est pas qu’un réservoir de ressources naturelles. Elle est depuis toujours, pour plusieurs artistes, une source d’inspiration infinie. Qu’elle soit associée à l’idée de mystère, d’hostilité ou encore à celle de refuge et de lieu d’évasion, les sensations qu’elle procure inspirent l’expression artistique dans des domaines diversifiés : la musique, la peinture, la littérature, la photographie., 

Les espaces boisés urbains et certains parcs municipaux, situés à proximité des écoles et des lieux d’habitation permettent la rencontre avec le milieu naturel pour l’interprétation de la nature, la sensibilisation à la conservation des espaces, la vulgarisation scientifique des phénomènes écologiques dans lequel l’arbre agit en étroite relation avec son milieu. Certaines municipalités organisent leurs espaces verts en réseaux d’interprétation de la nature pour les citoyens, les écoliers et les visiteurs. Les habitants des agglomérations veulent des parcs, des bois. Les quartiers pourvus de magnifiques arbres suscitent l’intérêt d’un grand nombre d’individus. Les bois et les parcs urbains à haut potentiel ligneux attirent les touristes. Ceci est un atout économique non négligeable pour une municipalité.

A l’heure où l’on pleure sur l’Amazonie, regardons autour de nous. 1275 ha de forêt nous entoure (plus de 40 % de la commune). Un formidable atout sous utilisé, une sorte de no mans land où les Fuvelains ne se promènent pas. Et pourtant, notre questionnaire a révélé une forte demande de parcs. C’est pourquoi Fuveau demain fera des propositions pour valoriser sa forêt, la rendre plus riche et plus ouverte.